Un secret de naissance ?

Parlons aujourd’hui d’Amédée SURCIN, mon arrière-grand-père paternel (sosa 8) et du secret qui semble l’entourer.

Je tiens une grande partie de mes recherches généalogiques de ma mère ainsi que d’un oncle qui en ont établi une bonne partie au cours de plusieurs années. J’étoffe à mon tour ses recherches, surtout, j’essaie lentement mais sûrement de les sourcer au mieux. C’est au détour d’une session de recherche d’actes manquant que je me suis penché sur la fiche généalogique de mon Sosa 8 : Amédée SURCIN.

SURCIN Amédée – Date inconnue

Il nait le 12 Avril 1898 à Bordeaux et décède le 10 Mai 1950 à Bassens (33), une commune proche de Bordeaux. Rien de bien louche, mais je remarque que ses parentsÉmile Désiré Jean SURCIN (sosa 16) et Marguerite DELAYRE (sosa 17) se sont mariés le 4 Janvier 1903, à Le Bouscat (33). Ils se sont donc mariés cinq ans après la naissance de leur fils… ce qui au final n’est pas non plus très étonnant. Les enfants nés avant le mariage de leurs parents sont finalement légion dans l’histoire.

SURCIN Amédée – Acte de naissance

Je décide alors de rechercher l’acte de naissance d’Amédée SURCIN, ce qui s’avère plus compliqué que prévu. Et pour cause, les naissances sur Bordeaux ce n’est pas ce qui manque, d’autant que l’enfant est déclaré au nom de DELAYRES Amédée. J’apprends ainsi qu’il nait à l’Hospice de la Maternité de Bordeaux, que sa mère n’est âgée que de vingt-et-un ans et se trouve sans profession. Il est de plus noté qu’il nait de « père non nommé ». Les mentions en marge de l’acte précisent que sa mère le reconnait le 7 Mai 1898. Son père, lui, le reconnaît le 4 Juin 1910. Amédée a alors 12 ans et ses parents sont mariés depuis sept ans. Là encore il n’est pas rare que la reconnaissance du père arrive sur le tard, voir même ne se fasse qu’au mariage de ses enfants.

Curieuse tout de même, je décide de creuser du côtés du parcours de son père. Emile Désiré Jean SURCIN (sosa 16), né le 3 Octobre 1862 en Normandie à Perche en Nocé et il décédé à Bassens (33). D’après l’histoire familiale et les recherches effectués je savais qu’il était le premier de mes ancêtres SURCIN à être descendu dans le bassin Bordelais. Je n’avais par contre pas prêté attention à son parcours avant ça. Le 16 Mars 1860 sa mère Jeanne BEQUIGNON (sosa 33) décède à Saint-Pierre-des-Corps (37), une commune limitrophe à Tours…

Nous voilà donc maintenant à Tours !? Il y a 125 km entre leur commune normande d’origine et Tours et il y a 330 km entre Tours et Bordeaux. Les professions connues de mes ascendants n’expliquent pas vraiment ces deux grands déplacements. Le grand-père d’Amédée, Pierre François SURCIN (sosa 32) était cultivateur puis charcutier, son père, Emile Désiré Jean SURCIN (sosa 16) était lui jardinier et enfin Amédée SURCIN (sosa 8) a terminé par être mécanicien au port autonome de Bordeaux.

En complétant mes recherches, je remarque que sur l’acte de naissance des parents d’Amédée, il est noté que son père est veuf d’un premier mariage avec une certaine : LEPETIT Marie (1836-1900). Sans grande difficulté je retrouve son acte de naissance et son acte de décès, qui me précise son adresse de domicile à l’année 1900 : le 17 rue de la Moquerie à Tours. Par curiosité je regarde les recensements et j’y vois qu’en 1896 le couple Émile Désiré Jean SURCIN et Marie LEPETIT sont recensé à cette même adresse, tandis qu’à l’année 1901 il n’y a plus personne, Marie étant décédé on peut imaginer qu’Émile est alors parti.

Recensement 1896 – Tours

Si en 1896 Émile se trouve recensé à Tours, soit à plus de trois cents kilomètres de Bordeaux, il est difficile d’imaginer qu’il est pu concevoir son fils, Amédée SURCIN, pendant l’année 1897. S’offre alors deux théories : la première où Émile SURCIN serait parti de son foyer avant le décès de son épouse et aurait conçut son fils. Mais dans ce cas il est curieux qu’Émile et Marguerite est attendue sept ans pour se marier. La seconde, tout simplement Amédée n’est pas le fils biologique d’Émile, et il a été reconnu plus tard par le nouvel époux de sa mère.

Il est probable que nous ne sachions jamais la réponse. L’idée d’un jour faire des tests ADN pour répondre à ce genre de questionnement se pose, mais il est clair que ce n’est pas ma priorité. Il me reste de plus différents actes et éléments à rechercher pour étoffer cette histoire, qui sait peut-être que d’ici quelques temps j’aurais d’autre élément à amener à cette enquête. Néanmoins il est assez drôle de me dire que ma famille ne porte peut-être pas en patronyme le nom « biologique » de notre famille, mais une chose est sûre Émile Désirée Jean SURCIN a bien élevé Amédée, et appartient bien à notre histoire familiale.

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